Les cornes de Gallehus d’or

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Notes complémentaires:

En tant que cornes de libations, typifiant le pied du champignon sacré, l’Hirlas: “corne à boire” des Brittoniques en kymris, l’antique Rhyton hellène (prononcer “rhuton” en koinè, le Y grec était un U, comme en urnordisk et norska), de Rhein: “couler” de même origine que le français Ru et Ruisseau, et de racine identique au mot Rune, ses cornes symbolisent Gjallarhorn: “bruissante corne” de HĒmdall et HĒddraupnir: “goutteur de la sorcière” et/ou Hoddrofnir: “auge distillante”, la corne d’abondance de Mimir venant de la chèvre HĒdrunn: “clair ruisseau” (évhémérisation de la vache Audumbla/Auðumle, dont les mamelles symbolisent la lune, dans la mythologie skandinave), de ses pis s’écoule le Mjöðr: “l’hydromel sacré” de couleur miel comme la lune rousse, ce luminaire symbolise également la tête de Mimir, duquel s’égoutte le Meth: “nectar”, c’est aussi le chapeau/la tête du champignon shamannique, l’amanite tue-mouches (amanita muscaria).

La somme des runes fait 273, en réduction théosophique 2 + 7 + 3 = 12 (autre moitié du Fuþark, preuve que les 24 Bildrinar doivent être sur les 2 cornes) donc 1 + 2 = 3 en finalité. Il est à remarquer que Planche 7 corne A sont présents 2 carrés à 3 points, chiffre trine représenté par la somme de chaque phrase runique (cryptée ou non). De plus les 7 staffir serpentines U.O.U.S.Ē.O.ng. forment un mot kelto-nordisk, VousĒong: “le meilleur de Ing” et/ou “le meilleur jeune/l’élite”, par Vouseio mot final de la litanie en Face B de la tablette de Rom (en gaulois du III/IVème siècle), des gaulois Veso: “meilleur”, Jovinko/Iouingo: “jeune” (à l’origine du françois Jouvenceau/Jouvencel[le] et du français Jouvence, apparenté également au tokharien occidental Enkwe: “l’homme”), kymris Ieuanc, brezhoneg Iaouanc, teangorlach Oac/O (lettre typifiant la rune ◊/Ing) et urnordisk Ing: “race/peuple”, Inghro: “le jeune”, hĒtir de Frejr chef des Vanir, Vana de la fertilité. Sans nul doute l’auteur des cornes connaissait le keltisk, tout au plus des Druides (le chaudron de Gundestrup attestant de relations réciproques).

Cornes disparues depuis nombre de siècles, leur souvenir gardé en mémoire et célébré par la chanson de Gudrún, en louait la magnificence et les runes secrètes. En 1907, suite à leur découverte et à l’édition de planches dessinées d’après les cornes d’or, l’initié Frison Friedrich Bernhard Marby, révèle la technique des Stöður de l’urnordisk Staðagaldr: “postures magiques” (singulier Staða. La koinè Rhein/Rein: “couler”, a donné l’abstrait Ruthmos: “rythme”, qui traditionnellement qualifiait la configuration de signes spécifiques à l’écriture, et Ereunan: “sonder/rechercher/pénétrer”.), symbiose de postures et de vardlokur. Cette gymnastique sacrée, est à mettre en parallèle avec un même courant initiatique réunissant d’autres méthodes dont: le Yoga indien (l’ascète hindou fut appelé Gymnosophyste), Yoga pharaonique (dit hiéroglyphique ou égyptien), et Chi-kong sino-tibétain d’une parenté identique sans en être issu, qui influença la Kynétographie: Danse libre d’expressionnisme allemande de Rudolf von Laban, et l’Eurythmique dite Gymnastique rythmique du Suisse Emile Jaques-Dalcroze, la Modern danse en est la dégénérescence.

Il échoit au Danois Jens Juhl Jensen, d’avoir eu l’intuition que les cornes pouvaient receler des Bildrinar. Mais c’est en 1969 que l’Allemand Willi Hartner découvrit la traduction de 10 glyphes (2 autres sont erronées). Pour ma part j’ai affiné la transcription, la poussant à 14 signes. D’autres sont disséminées dans les panneaux de chaque corne, parfois même sur les 2 à la fois. Il était en effet inconcevable que les 24 Bildrinar, ne soient pas intégralement représentées au même titre que les 24 runes du Fuþark, comme le Fuþark de la Kylversten (Ile de Gotland, Danmark), dans l’ordre chronologique (sauf pour Ē/Ei et P, inversé en P et Ē/Ei), et celui des bractéates de Grumpan et/ou de Vadstena (avec la séparation des 3 Ættir, au P ressemblant à un B, et une variante finale importante, en O et D comme dédicace à Óðinn, au lieu de la suite normale D et O), de même que le Fuþorc anglo-frison est représenté sur la Scramasaxe (latte/sabre droit/épée à un seul tranchant, signée par Beagnoþ: “brave en combat singulier”) de la Tamise, et celui de Northumbrie sur un Solidus d’or (monnaie).

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